Dans le cadre de sa tournée nationale, le ministre de la Défense nationale, Fortuné Alain Nouatin s’est rendu vendredi 2 février 2018 au camp militaire de Kandi, afin de s’imprégner de la cause de la brouille qui prévaut au sein de cette caserne. Suite à une séance de travail entre le ministre, le chef d’Etat-major et les militaires du 7ème Bataillon interarmes (Bia) de Kandi, le Chef de corps, Vincent Tomètin a été relevé de ses fonctions pour mauvaise gestion des primes.

Tout a commencé par la bourde liée à l’affaire dite Azatassou. Un mois après l’arrestation de cet officier du camp militaire de Kandi, la situation au 7ème Bia connaît de nouveau, un rebondissement. Le Chef de corps de ce camp militaire, Vincent Tomètin, entre-temps victime d’une séquestration a été relevé de ses fonctions. Cette décision est issue de la séance de travail tenue entre le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la défense nationale, le chef d’état- major des armées et les militaires du 7èmeBia de Kandi. Accablé par la troupe, il est reproché au chef de corps, le commandant Vincent Tomètin, d’avoir mal géré les primes de gardes, de patrouille dans le parc W et des missions à intérieur comme à l’extérieur du pays. C’est d’ailleurs en présence du chef d’état-major des armées que des militaires de cette caserne ont unanimement réclamé le départ du commandant Vincent Tomètin.

Ils ont également exigé la relaxation pure et simple de l’escadron Désiré Azatassou, détenu à la prison civile de Kandi. Sur-le-champ, la première revendication des hommes en armes a été satisfaite par le ministre Fortuné Alain Nouatin, assisté pour la circonstance du chef d’état-major des armées béninoises. Signalons que dans la soirée, la prison civile de Kandi a enregistré un soulèvement de tous les détenus. Les pensionnaires de cette maison d’arrêt ont manifesté pour réclamer l’amélioration de leurs conditions d’incarcération.

Prince Ouindé (Coll) / Actubenin

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