En Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa a répondu aux questions des députés sur son discours sur l’état de la Nation, prononcé le 16 février. Parmi les sujets abordés par l’opposition, le massacre de Marikana en 2012, quand 34 mineurs en grève illégale avaient été abattus par la police. Alors membre du conseil d’administration de Lonmin, la compagnie minière qui les employait, Cyril Ramaphosa a été personnellement mis en cause, soupçonné d’avoir fait pression sur la police pour casser la grève avant d’être blanchi par une commission d’enquête en 2015. Ce 20 février, il a abordé le sujet frontalement devant le Parlement sud-africain.

Le massacre de Marikana en 2012 reste un tournant pour la démocratie sud-africaine et une tache dans le parcours presque sans fautes de Cyril Ramaphosa.

L’opposition lui a demandé ce 19 février de retourner à Marikana et de donner de l’eau et de l’électricité aux mineurs. Le chef de l’État a promis que des compensations seraient versées très bientôt aux familles de victimes.

« J’aimerais saisir cette opportunité pour aborder ma responsabilité en tant que l’un des directeurs de Lonmin lors des événements qui ont marqué cette semaine tragique, a-t-il déclaré. Aujourd’hui, je suis déterminé à tout faire pour panser les plaies ouvertes par ce qu’il s’est passé à Marikana ».

Expropriation sans compensation

Cyril Ramaphosa est aussi revenu sur la possibilité d’expropriations sans compensations pour accélérer la redistribution des terres en Afrique du Sud. Le chef de l’État a prôné une action raisonnée.

« Nous ne reproduirons pas les mêmes erreurs que les autres dans la manière d’aborder la question de la terre, a-t-il précisé. Nous ne permettrons pas le vol ou les interventions violentes. Nous aborderons cette question avec responsabilité, et d’une manière qui ne va pas affecter notre économie ».

Quant au remaniement ministériel très attendu, Cyril Ramaphosa a indiqué qu’il aura lieu « en temps voulu ».

RFI

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