Clap de fin ! Le Président Louis Gbèhounou Vlavonou a, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du Bénin, reprises par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, procédé hier lundi 6 juillet 2020 à la clôture de la première session ordinaire de l’année 2020. 

El-Hadj Affissou Anonrin

Dans le discours de clôture qu’il a prononcé (lire l’intégralité ci-dessous), le premier responsable de l’institution parlementaire du Bénin a recconu que cette session a été nettement faible en production législative comparativement à la session précédente du fait du contexte politique marqué par les activités électorales liées aux communales 2020 et la crise sanitaire qui nous contraint à un service minimum.

D’ailleurs, l’examen de l’un des importants points inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière qui a consacré la clôture de cette session ordinaire n’est pas allé à son terme. Il s’agit de la modification du règlement intérieur que traine l’Assemblée Nationale depuis 1995 et dont la caducité a été reconnue par tout le monde.

Malgré la bonne volonté affichée par les uns et les autres, l’examen de la proposition de loi portant modification du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale n’a pas dépassé l’étape des discussions particulières. Le rapport pondu par la commission des lois a été approuvé. Cette approbation a permis d’engager le débat général. Mais à l’étape des discussions particulières, les points ont achoppé autour de l’article 24 nouveau relatif à la Constitution des groupes parlementaires.

Les députés Assan Seybou, Abdoulaye Gounou, Nassirou Arifari-Bako, Benoît Dègla, Augustin Ahouanvoebla…, pour ne citer que ceux-là ont plaidé pour que la notion de parti politique n’intervienne par dans la constitution des groupes parlementaires et qu’il soit laissé aux députés la latitude de se regrouper librement sans forcément s’enfermer sous la bannière du parti par lequel ils sont venus à l’Assemblée Nationale. En clair, il s’agit pour eux de légiférer dans ce domaine pour l’avenir et non de façon conjoncturelle comme le préconise le rapport de la commission des lois qui veut que la configuration politique de l’Assemblée Nationale par rapport aux groupes parlementaires soit globalement le reflet du nombre de parti politique présent au Parlement.

Malheureusement, la suspension accordée par le Président Louis Gbèhounou Vlavonou pour que les points de vue se rapprochent a été infructueuse. Ne pouvant donc plus aller loin et afin de donner à chaque camp le temps de la réflexion, le Président Vlavonou a donc suspendu les débats sur la modification du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Les prochaines sessions extraordinaires qui vont s’ouvrir bientôt permettront certainement d’avancer sur cette reforme majeure engagée par le Président Vlavonou pour moderniser le Parlement béninois.