Le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis Gbèhounou Vlavonou, a accordé trois audiences ce lundi 25 novembre 2019 à son cabinet au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Entre autres personnalités reçues, le Maire par intérim de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun.

Ancien collègue du président Louis Gbèhounou Vlavonou, le Maire Isidore Gnonlonfoun, a laissé entendre qu’il s’agit d’une visite de courtoisie.

Lire sa déclaration à sa sortie d’audience
« … C’est une visite de courtoisie que j’ai rendu au président de l’Assemblée nationale, ancien collègue et ancien compagnon de lutte. Depuis qu’il est installé dans la chaise du président du Parlement, deuxième institution de la Nation, je n’ai pas eu l’occasion de venir lui présenter mes félicitations de vives voix. On se voit dans les réunions, mais je tenais à venir moi-même lui présenter mes félicitations. Je lui ai dit tous mes encouragements parce que je sais c’est une nouvelle responsabilité très lourde. En ce qui concerne les tâches parlementaires, j’avais beaucoup appris de lui. Nous avons fait le tour des questions politiques ainsi que des questions privées. Nous avons également parlé de la gestion de la ville de Cotonou pour qu’il m’apporte sa contribution pour le reste du temps à faire pour terminer ce mandat… »

Deux autres délégations au cabinet du président du Parlement
Outre le maire de Cotonou, le président Louis G. Vlavonou a reçu le président de président de l’Union des Producteurs de cacao du Bénin, Pierre Claver Lalo et une délégation du Collectif des Enseignants du Ministère des Enseignements Secondaires, Techniques et de la Formation Professionnelle, Titulaires du Doctorat.

Si la deuxième délégation n’a pas fait de déclaration à la fin de l’audience, la première a bien voulu accepter de se prêter aux questions des journalistes :

« …Nous avons choisi rencontrer le président de l’Assemblée nationale pour poser un seul problème, parler de la culture du cacao au Bénin. En 2013, nous étions ici pour voir le président qui nous avait aidé à saisir le Ministre de l’agriculture pour qu’on inscrive la filière cacao dans les filières agricoles à promouvoir au Bénin. Une fois inscrite par le ministère de l’agriculture, elle pourra bénéficier de tous les avantages y afférents. Ceci a aidé à la rédaction de la relance de la filière cacao au Bénin. En 2014, au niveau de l’Ouémé-Plateau, l’ex-Carder, il a été encore rédigé la stratégie de relance de la filière cacao. Mais à notre grande surprise et jusqu’à présent, aucun appui n’accompagne cette filière alors que la filière répond dans les 15 Communes du Sud du Bénin. Même si vous ne produisez pas le cacao, la transformation des dérivés est vaste. Nos terres y répondent très bien et le marché existe. Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir des Indiens basés à Cotonou et qui cherchent des ferves.

Tous les jours que Dieu fait, les gens du Nigeria viennent en chercher. Vous ne verrez jamais le cacao au marché local parce que rechercher ailleurs (…) L’autre difficulté que nous avons au Bénin, c’est qu’il n’y a pas une banque qui accompagne l’agriculture. Dans les autres pays qui nous entourent, quand vous êtes prêts à aller dans l’agriculture, on vous accompagne. Par ailleurs, l’installation d’une unité de transformation permettra de créer des emplois (…) Nous attendons de l’Assemblée nationale qu’elle nous aide. C’est un plaidoyer pour qu’on puisse inscrire la filière cacao dans les filières à promouvoir au Bénin. Le président a dit qu’il a pris bonne note… ».

Florent Fidèle Ahotondji

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