Le président Louis  G. Vlavonou a reçu en audience ce mercredi 04 septembre 2019 trois délégations de têtes couronnées conduites respectivement par Sa Majesté Dè-kpotozoumè Hakpon 3, Sa Majesté Royale Oba Alajasè Abesan et Dada Daagbo Hounon Houna 2. Plusieurs sujets dont la réforme visant à légaliser et redynamiser la chefferie et la royauté traditionnelle au Bénin étaient au centre des discussions.

C’est Sa Majesté Dè Kpoto-Zounmè Hakpon III ; Roi de Porto-Novo qui a ouvert le bal des audiences de ce mercredi au cabinet du président de l’Assemblée nationale. A sa sortie, il a expliqué à la presse que lui et sa suite sont allés faire leur civilité au numéro 1 des députés béninois. « Nous sommes venus à l’Assemblée nationale auprès du Président parce qu’il est notre fils. Il est un Prince, et depuis qu’il est élu à ce poste nous ne sommes pas encore venus le voir. Nous sommes venus lui donner le pouvoir que nos aïeux utilisaient pour garder le pays pour qu’il garde l’Assemblée nationale et les députés dans la paix. Pour que leur aller et retour soient bénis et pour qu’ils soient unis du matin au soir.A la suite du roi de Porto-Novo, le président de l’Assemblée nationale a reçu une seconde délégation conduite par Sa majesté Oba Alajasè Onikoyi Abesan VI, El Hadj Abdoul Rahmane Adjado A. SANNI ; Roi des KAARO OJIIRE (yoruba) de Porto-Novo. Lui aussi est allé féliciter le nouveau président pour sa brillante élection à la tête du Parlement: << Nous savons que c’est un homme capable et que le Bénin n’a pas mal choisi. Parce que c’est Dieu qui élit et à partir du moment où Dieu l’a élu, on ne peut que se plier à son choix. Nous sommes donc arrivés ici pour lui dire que nous sommes avec lui et nous nous révélons comme toujours comme un appui au développement>>.

Enfin la délégation de Sa majesté Dada Daagbo Hounon Houna II, Chef spirituel suprême vodun xwendo, Roi des mers et océans et Haut dignitaire des hautes autorités du Patrimoine ancestral spirituel vodun du Bénin. Celle-ci a exprimé également sa fierté et sa profonde satisfaction pour la qualité de l’homme qui est choisi pour diriger le Parlement béninois: « c’est une fierté pour nous et c’est une joie immense d’avoir un Président comme on le dit l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Puisque nous, hautes autorités du patrimoine ancestral spirituel vodun xwendo, nous avions tenu le jeudi 25 Avril 2019 une journée nationale de prière pour la paix au Bénin. Pour que les élections soient pacifiques et inclusives. C’est de bon ton qu’on vienne quand même le féliciter. Non seulement il est député, mais il est aussi le président. C’est une haute fonction. Mais ce qui est important dans l’objet de notre déplacement ici, c’est la mise en place imminente du parlement vodun du Bénin. Aujourd’hui il faut assainir un peu la communauté vodun, parce qu’il y a un fourre-tout. La mise en place de ce parlement permettra de savoir qui est qui dans la communauté vodun.

Nous avions parlé aussi d’un certain nombre de préoccupations telles que les droits des enfants, l’autonomisation de la femme. Dans notre groupe, nous avons un représentant des frères et sœurs de l’autre atlantique à savoir les carabés et autres. Leurs préoccupations majeures c’est d’être reconnus comme fils et filles de ce pays et de l’Afrique. Parce que nous avons pris cette décision 68/237 de l’assemblée générale de l’ONU qui parle de l’’ascendance africaine. On doit pouvoir reconnaitre. Le Ghana a déjà déclaré cette année 2019 comme année de retour. Nous avons attiré l’attention de la haute autorité de l’assemblée nationale pour dire que le Bénin étant un lieu sacré de pèlerinage, un haut lieu de mémoire, le Bénin peut aussi prendre une loi par rapport à cela. Et qu’on puisse déclarer une année comme année de retour. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui font des testes d’ADN. Ils reviennent pour rechercher leurs origines. Et c’est tapis dans l’ombre aujourd’hui. Il faudrait que les autorités puissent être informées et prendre des décisions qu’il faut. Parce que dans ça, il y a l’élimination de visa, la citoyenneté et dès lors qu’ils sont ici, il y a peut-être les services sociaux>>.

Florent Fidèle Ahotondji

Laisser un commentaire