Au Bénin, déjà poursuivi pour trafic de médicaments falsifiés, blanchiment et exercice illégal d’activités de pharmacie, le député de l’opposition Mohamed Atao devait comparaître ce mardi devant le juge des flagrants délits pour une deuxième affaire, une affaire de fraude douanière. Le parlementaire ne s’est pas présenté et le dossier est renvoyé au mois prochain.

C’est à l’audience que le juge a constaté l’absence du député. Il a appelé le prévenu à la barre, mais personne ne s’est manifesté. Mohamed Atao est resté à l’hôpital où il a été admis depuis « l’agression » de la police dont il dit avoir été victime. Un médecin lui a délivré un certificat d’hospitalisation peu avant l’audience et le juge a finalement renvoyé le dossier au 12 juin prochain.

Un des avocats du député, Me Alfred Bocovo, a martelé que tout était fait pour contourner l’immunité parlementaire de l’élu et aller plus vite : « Tout ce qui se fait est orienté. Ils ne pourront avoir la peau de monsieur Atao que s’ils vont en flagrant délit et par un procès expéditif et ils auront raison de lui ».

« Faux », rétorque le garde des Sceaux, Joseph Djogbenou. Pour lui, tout a été fait dans les règles : « C’est sur la plainte de la douane et dans le cadre de la procédure de flagrance que l’intéressé est placé sous mandat de dépôt conformément à la Constitution, conformément au règlement de l’Assemblée nationale et conformément au code de procédure pénale ».

La tenue effective de l’audience du 12 juin dépendra encore de son état de santé. Contre le même député, une procédure de levée de son immunité est en cours à l’Assemblée nationale. La commission vient à peine d’être constituée.

ACTUBENIN

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