Au Cameroun, cela fait deux ans, jour pour jour, ce dimanche 29 juillet, que le journaliste Amadou Vamoulké a été arrêté. Ancien directeur de la Radio-télévision publique, la justice le poursuit pour des détournements de fonds présumés. Après de nombreux reports, une audience est prévue le 10 août prochain. Alice Nkom, l’une des avocates d’Amadou Vamoulké, estime que les accusations sont sans fondement.

« Il a complètement le moral, le moral de quelqu’un qui a la force de son innocence. Il sait qu’il aura la victoire au bout et qu’il faut que son moral et tout le reste l’accompagnent jusqu’au bout. De l’audience du 10 août, je n’attends pas grand-chose. Pourquoi ? Parce que cela va faire un an et un mois, à cette prochaine audience, que ce procès a commencé. Et comme il a été mal lancé, c’est-à-dire que l’accusation s’appuie sur trois rapports d’expertise contradictoires dont deux qui disent qu’il n’y a pas de malversations et l’autre qui dit qu’il y en a, ils se servent de ce rapport pour asseoir une accusation qui forcément ne tiendra pas. Ils sont donc très embêtés parce que cela ne correspond pas aux instructions fermes qu’on leur a données. Il faut le prouver, maintenant. Ce sont des débats publics et c’est là qu’on les attend. Ils ont du mal à riper puisqu’ils savent qu’en face, ce qu’on leur oppose résulte, de toute évidence, de dispositions claires, nettes, précises et, en français facile, du code de procédure pénale camerounais. »

RFI

Laisser un commentaire