La cérémonie officielle d’ouverture des premières assises nationales des Comores s’est tenue lundi 5 février dans un stade auquel l’accès était réservé aux personnes ayant reçu une invitation. Le président de ces assises, le représentant du secrétaire général des Nations unies ainsi que celui de la Commission de l’océan Indien mais aussi le président de la République se sont succédé au pupitre afin de rappeler l’importance de cet évènement.

Le président des assises a souligné la nécessité de réparer les erreurs et sauver la dignité du peuple comorien. Le chef de l’Etat a quant à lui préféré insister dans son discours sur la représentativité.

« J’ai volontiers accédé à la démarche sans réserve pour que ces assises se tiennent et soient participatives et représentatives afin qu’elles aient toute la crédibilité requise tout autant nationale qu’internationale, a affirmé le président Azali Assoumani. Les assises nationales n’ont forcé, ni exclu personne. Aucun patriote n’a été empêché d’y participer. »

Ce dernier point s’adressait à l’alliance des trois partis de l’opposition qui ont refusé de participer aux assises, contrairement à Houmed M’Saïdié, membre d’un autre parti d’opposition.

« Je suis sûr que dans ces recommandations, il sera aussi question de réformer la Constitution. Et la Constitution ne se réforme qu’à partir d’un référendum ou d’un congrès donc le peuple souverain tranchera en dernier ressort, a-t-il déclaré. Et c’est là où je suis vraiment surpris de la non-participation de mes amis. Il est question plutôt d’additionner les propositions et les idées. »

Dans son discours en langue comorienne, le président de la République a fermement rappelé qu’il était à l’origine de la présidence tournante entre les îles, un point crucial de la constitution des Comores.

RFI

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