Dans une communication outrageante publiée dans la presse et sur les réseaux sociaux hier, l’un des barons du « yayisme » s’en est pris de nouveau au régime Talon. L’ancien conseiller politique de Yayi Boni, Amos Elègbè, ne porte pas, on le sait tous, le régime Talon dans son cœur. Mieux, il s’est illustré dans un passé récent par des avis contradictoires, et parfois caricaturales, dans diverses opinions et sur différentes questions dans la République.

Mais de là à répandre sur tous les réseaux sociaux des contre-vérités, c’est vraiment pathétique, et indigne d’un professeur de son rang qui devrait être un modèle. Car, contrairement à ce qu’il dit, le gouvernement Talon n’a effectué qu’un seul emprunt obligataire depuis son avènement en 2016. Il est donc utile d’affirmer, à tort, et contre le bon sens, qu’il a effectué « 7 emprunts obligataires en 2 ans à peine, contre 4 emprunts en 10 ans » pour le régime précédent. Cela s’apparente un peu à de la mauvaise foi, sinon à une blague de très mauvais goût. Au surplus, le point des emprunts obligataires et obligations de Trésor, d’avril 2006 à avril 2016 révèle que 14 opérations ont été effectuées dont 2 emprunts obligataires et 12 obligations de trésor, pour un montant de 717. 417 milliards de francs Cfa. S’agissant des bons du trésor émis de 2010 à 2016, il y en a eu 46 pour un montant de 1316.758 milliards de francs Cfa. Le cumul de toutes ces opérations aura donc permis de mobiliser plus de 2000 milliards de francs Cfa sur le marché financier par le régime précédent. Au total, les propos de Amos Elègbé relèvent de l’affabulation et de la volonté de manipuler. Malheureusement, après s’être illustré dans des polémiques inutiles il y a peu, et au lieu d’aider l’actuel gouvernement à faire bouger les lignes et à corriger les erreurs de Yayi Boni qui continuent de plomber le pays, Amos Elègbè fait encore négativement parler de lui. Or, la série d’éléphants blancs laissés par le régime dont il a été l’une des éminences grises, continue de hanter le sommeil de ses compatriotes. Amos Elègbé n’a pas toujours été un « sage », ni quelqu’un qui a œuvré à la sérénité et la quiétude de ses compatriotes. Malgré sa retraite, il continue ses basses œuvres.

A.T

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