5 à 6 lois seront prises pour traduire dans les actes l’ensemble des recommandations faites au cours du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre 2019. Le président de la l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, l’a fait savoir hier jeudi 17 octobre 2019 au sortir de la concertation entre le chef de l’État et la conférence des présidents de l’Assemblée nationale.

« On a vu la pertinence et l’opportunité des actes que nous devons posés au niveau du Parlement, c’est-à-dire des différentes lois », a déclaré le président de l’Assemblée nationale. La deuxième personnalité de l’État a donné une ferme assurance au peuple béninois sur l’engagement de la 8ème législature qui se penchera sur ces différentes questions lors de la session budgétaire qui s’ouvre le 24 octobre 2019. Pour rappel, l’objectif visé par le chef de l’État en conviant le bureau, les présidents de commissions permanentes et de groupes parlementaires est d’accélérer la mise en œuvre des conclusions des assises à la Salle bleue du Palais des congrès. A cette occasion, Patrice Talon a plaidé pour la prise en compte diligente par l’Assemblée nationale des recommandations consensuelles portant sur la relecture de la Charte des partis politiques et du Code électoral, l’institution des élections générales, une meilleure représentation du peuple par les femmes, l’actualisation et la mise en œuvre effective de la loi portant statut de l’opposition, la prise en compte d’une loi d’amnistie pour toutes les personnes impliquées ou gardées en prison dans les violences électorales d’avril, mai et juin 2019.

Martial Agoli-Agbo (Corresp. Ouémé-Plateau du Matinal)

Les assurances du président de l’Assemblée nationale

« Le président nous a invité, c’est-à-dire le bureau, les commissions permanentes et les groupes parlementaires pour nous exposer ce qui est ressorti du dialogue politique et discuter avec nous des modalités pratiques de leur mise en œuvre. Nous avons discuté autour de cela et il a émis le vœu que nous prenions de la hauteur par rapport à tout ce qui se dit, à tout ce qui se fait et que nous agissions dans l’intérêt supérieur de la Nation. Dans le but surtout de ramener tous les fils et filles du pays à regarder dans la même direction, la direction de développement. En cela, nous l’avons remercié d’avoir fait de nous des acteurs principaux, de la plupart des dispositions qui sont à prendre au niveau du Parlement. Et lorsqu’il nous a tout exposé, on a vu la pertinence et l’opportunité de ces actions que nous devons prendre au niveau du Parlement, c’est-à-dire les différentes lois. Au total, il va falloir prendre entre 5 et 6 lois pour concrétiser réellement toutes les décisions qui ont été prises au niveau du dialogue politique. Par exemple, une loi d’amnistie pour permettre à tous ceux qui sont impliqués dans les événements issus des élections législatives d’avril et après les événements de juin. Qu’ils puissent retrouver leurs libertés, et qu’ils puissent participer au développement du pays. Nous avons des contraintes de délai par rapport au pacte de la CEDEAO. Nous avons le délai de 6 mois avant les élections. Nous allons tout faire pour respecter ce délai. Nous allons ouvrir la session budgétaire le 23 octobre prochain. Nous allons immédiatement nous pencher sur la question. Tous ceux qui sont impliqués d’une manière ou d’une autre et qui sont poursuivis ou qui seront poursuivis ou qui ont été même condamnés seront pris en compte dans la  loi d’amnistie. A partir de demain (ce jour), le comité sera mis en place et va travailler pour élaborer de façon technique les différentes lois qui seront soumis à la plénière de l’Assemblée nationale ».

Propos recueillis par: Odi I. Aïtchédji

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