Le clergé poursuit résolument  son processus d’écoute de tous les acteurs de la classe politique. Ce premier niveau de conduite  du dialogue permettra de recueillir les points d’achoppement et  préparer certainement la phase de médiation à proprement parler.

              Le bal des audiences et consultations se poursuit. Le clergé continue l’œuvre inlassable d’écoute de tous les acteurs politiques du Bénin. L’exercice n’est pas une sinécure.  En effet ;  il permettra de cerner dans tous ses détails les contours de la crise à travers l’audition de chaque acteur politique. Ce premier niveau de dialogue a la vertu de lire les ressentis, les craintes, les frustrations et points de contradiction. A cette table, c’est l’acteur politique qui est le roi. C’est à lui que revient toute la latitude et tout le soin de déverser son fiel, d’exprimer son ressenti, éclaircir les non-dits, expliquer les positions affichées à un moment où à un autre. C’est un moment de vérité et de sincérité qui a pour avantage de permettre aux acteurs de la médiation de cerner dans tous les détails les niveaux de contradiction. A cette phase des échanges, le clergé n’a pas de rôle actif à jouer. Son seul rôle c’est celui de l’écoute active. Au terme de ce processus avec tous les acteurs politiques, le clergé fera à son niveau le point et produira  un document qui renseignera sur les différentes positions en présence. Ce n’est qu’à partir de cette étape que le processus de médiation proprement dit sera enclenché. C’est sans doute à cette phase que le clergé prendra tous ses attributs de médiateur. Pour dialoguer il faut être deux. L’arbitre en scène pourra donc lancer l’œuvre d’échange et de conduite du dialogue en ramenant autour d’une même table les principaux acteurs en présence. A cette enceinte, chaque acteur dira ouvertement et devant son vis à vis les points d’achoppement exprimés en amont. En attendant ces étapes fatidiques, les acteurs politiques expriment déjà  leur disponibilité en acceptant volontiers l’invitation du clergé. Ceci est une grande avancée qui rassure  de l’engagement des parties en présence  à extérioriser les points de divergence pour parvenir à une solution consensuelle.

Une disponibilité déjà rassurante

              Il est déjà heureux de noter que le processus d’écoute amorcé par le clergé est en train de recevoir une disponibilité assez intéressante de la part de tous les acteurs politiques. Jusque-là aucun parti politique  qu’il soit de la mouvance ou de l’opposition n’a exprimé un refus à cette volonté d’écoute manifestée par le clergé. Il s’agit d’une attitude assez intéressante dans le processus de dialogue enclenché. Pour conduire un dialogue, il faut d’abord comprendre les positions en jeu. Les acteurs politiques l’ont compris en mettant sur la table du clergé les points de contradiction qui couvent. C’est un geste assez sage qui témoigne de la volonté de tous, de mettre un terme à cette crise. Il reste à souhaiter que cette disponibilité se poursuive et se matérialise par l’ouverture d’esprit de tous les acteurs lorsque la médiation proprement dite sera enclenchée. C’est le vœu de tout un peuple et c’est certainement le leur. Il faudra juste de la volonté et de la sincérité.

Hospice Alladayè

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