Il a par son fait, détruit le rêve de tous ces acteurs de l’opposition de voir naître un seul grand parti. L’affairiste que la suffisance et l’ego surdimensionnés ont fait atterrir en politique par l’argent, a dévasté le vœu de tous ces militants d’avoir un parti fort et unifié pour l’opposition.
Qu’il est difficile d’être dans l’opposition! Si tout l’avenir de toute une classe politique doit être entre les mains d’un seul homme, il vaut mieux ne pas exister.
Dans l’opposition, les acteurs politiques n’ont pas de volonté. Dans l’opposition, les patriarches comme celui que nous connaissons tous, sont obligés de  »la fermer » car ils sont dans son parti. Tout le monde est sous la coupe du jeune qui règne par l’insolence et l’outrecuidance. Ce jeune que ce patriarche a vu naître le nargue faisant de lui son subordonné. Oh! Qu’il est difficile de rester dans l’opposition. Dans l’opposition, les militants n’ont pas de volonté. Ils ne peuvent rien décider car le jeune impertinent décide à leur place. Ils ne peuvent même pas rêver avoir un grand parti unifié comme l’Union progressiste et le bloc républicain. Ils voient le modèle et ils sont séduits. Ils meurent d’envie d’avoir un grand parti de cette trempe car ils savent qu’ensemble ils seront forts. Ces militants entre temps de Restaurer l’espoir, des résidus de la Rb, des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et même de l’Usl le veulent et le désirent de tout cœur mais ils ne peuvent rien car le jeune ne veut pas. S’il oppose son refus, rien n’est possible car il est le seul à sortir l’argent. Qui n’a pas l’argent n’a pas droit à la parole.  »Fermez-la », le jeune parle. « Fermez-la », le milliardaire parle. La dictature insolente de l’argent impose des règles dans l’opposition et met à genoux tous les sujets. Le sage, le jeune, tout le monde est soumis. Oh! Qu’il est difficile de faire l’opposition. Vous voulez la dictatorial, en voilà une. Ces opposants qui traitaient le régime actuel de dictature savent désormais en tout cas plus que quiconque ce qu’on appelle dictature. Il semble même que parler de dictature en de pareille circonstance serait faire dans l’euphémisme car il s’agit de la servitude. Une servitude qui arrache tout pouvoir de décision et même de penser à ces nombreux militants qui sont confinés, meurtris, exterminés moralement. Une servitude qui fait des leaders politiques des enfants de chœur sans voix et sans volonté contraints à faire les salamaleck et quémander la gratitude du tout puissant milliardaire qui jette par devers les fenêtres quelques billets de banque.
Il éprouve de la pitié pour ces leaders politiques qu’il traite comme de minables affamés qu’on peut tenir par l’argent. Il les mène et les malmène assidûment domptant toute velléité de discussion, de négociation et même de contestation. Jamais par le passé, l’homme politique n’a été autant humilié, dévalorisé, déshumanisé. Ces hommes de métier et intellectuels chevronnés sont obligés de s’agenouiller devant un inculte. S’il y avait un conseil à donner à ces militants meurtris qui souffrent le martyr dans l’opposition, c’est de leur dire de rejoindre la mouvance. A la mouvance, ils ne seront pas martyrisés. A la mouvance ils pourront s’exprimer à travers les nombreux cadres de dialogue politique qui sont en train d’être mis en place. A la mouvance, ils pourront s’exprimer. Ce  museau si grand et long qu’on leur a porté pourra  tomber et ils seront libérés. A la mouvance, la voix du militant compte.Qui pour lui ouvrir les portes de la sagesse?

On a pourtant dit qu’il figure parmi l’une des personnes les plus écoutées d’une grande église. Certains disent même qu’il a la confiance de plusieurs personnes introduites de cette religion. Il semble qu’il faudra assez de prière et de jeûne pour aider le jeune milliardaire à se départir de ce poids si lourd de suffisance. Les personnes illuminées de cette religion doivent finalement prendre son problème au sérieux car on n’est pas ami pour se mentir. La sagesse professée tous les jours par ces hommes et femmes de cette grande religion doit finalement  aider ce jeune  à changer. Le vœu de toute religion est de voir  en ses fils et filles un  modèle pour la société. Il est à souhaiter que la religion aussi ne fléchisse  devant les milliards et dise la vérité à ce jeune plein de qualité mais que l’insolence et l’outrecuidance sont en train de détruire. La religion ne saurait assister impuissante à ce désastre émotionnel qui le ronge cruellement. Certains pessimistes pensent qu’il ne changera jamais. On ne fera pas ce vœu car l’homme est changeant et on ne dit jamais jamais.

Abdourhamane Touré/Actubenin

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