Le contrôle de l’action gouvernementale est l’une des missions constitutionnelles sur lesquelles nombre de béninois n’attendaient pas grande chose de la 8ème législature.

On a chanté sous tous les toits que deux partis politiques proches du pouvoir à l’Assemblée nationale ne peuvent être qu’à la solde de l’exécutif. Heureusement, le Président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou déjoue progressivement cette pronostique avec la programmation de plus en plus des questions des députés au gouvernement.

On se souvient encore qu’à la veille du discours du Président de la République sur l’état de la nation, les députés ont écouté l’exécutif sur la gestion de l’incursion des douaniers nigérians sur le territoire béninois. Il s’agit d’un dossier dans lequel les représentants du peuple béninois n’ont pas caché leurs impressions vis-à-vis du pouvoir. Outre cet exercice, les élus du peuple écouteront ce jour au palais des gouverneurs à Porto-Novo, des représentants du gouvernement sur une série de questions relatives au secteur de l’éducation et autre.

En effet, il est programmé dans l’ordre du jour de la plénière de ce jour, l’examen des questions au gouvernement relatives respectivement : au fonctionnement des écoles normales des instituteurs face à la pénurie d’enseignants dans les écoles ; à la situation des enseignants reversés de 2008 recalés aux évaluations et la gestion comptable des écoles à partir de la rentrée scolaire 2019-2020 ; à la mise en œuvre de la nouvelle architecture du système éducatif ; à l’insuffisance de salles de classe et déficit d’enseignants dans les écoles primaires et enfin au fonctionnement de la SONACOP.


Fidèle KENOU ( Article publié dans le journal l’Evénement Précis du jour)