La lutte sans merci engagée par le président Patrice Talon contre l’impunité sème le désarroi total à l’Assemblée nationale. Les députés qui ont des cadavres dans leurs placards sont dans la tourmente. Ils ne savent plus à quel saint se vouer.

La lutte implacable contre la mal gouvernance engagée par le régime du Nouveau départ depuis son accession au pouvoir est applaudie par les partisans du président Patrice Talon. Dans le même temps, la détermination du chef de l’Etat à redonner au pays une image de marque qui force l’admiration des investisseurs donne du tournis aux fossoyeurs de l’économie nationale. Dès lors, une psychose sans précédent s’est emparée de l’Assemblée nationale. Les crimes contre économiques ne doivent plus restés sans punition. La seule goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’éléphant blanc dressé à l’entrée de la ville capitale Porto-Novo. Cette nébuleuse qui a coûté des milliards de francs Cfa au contribuable n’est pas du goût du chef de l’Exécutif. Il a fait déclencher une procédure judiciaire à l’encontre des présumés mis en cause. Les députés acquis à la cause de la lutte contre l’impunité ont commencé par se convaincre de la détermination du chef de l’Etat. En effet, ils sont nombreux les députés de la 7ème législature a marqué leur accord pour accompagner le chef de l’Etat dans sa lutte contre les détournements de deniers publics.

Une commission a même été mise en place pour étudier la levée de l’immunité parlementaire de collègues députés impliqués dans des actes de prévarication, de corruption, de la mal gouvernance et autres infractions connexes. Mais il a fallu la reconsidération du scandale de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale pour que les députés, toutes tendances confondues, épris de la bonne gouvernance commencent à s’inquiéter sur leur propre sort. Mais le jeu vaut la chandelle. Faut-il que la commission présidée par Robert Gbian livre Valentin Djènontin, Mohamed Hinnouho Atao et autres à la justice pour qu’après les députés impliqués dans le dossier construction du nouveau siège du Parlement soient à leur tour poursuivis par la justice ? C’est l’actuelle préoccupation des parlementaires qui, ne sachant plus à quel saint se vouer, se battent comme le diable dans le bénitier pour échapper à un éventuel séjour carcéral.

Odi I. Aïtchédji/actubenin

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