Le nouveau ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, s’est rendu en Libye ce lundi 25 juin pour parler migrations et passer de nouveaux accords. Une visite surprise qui a lieu alors qu’un mini-sommet européen sur l’immigration s’est tenu ce dimanche à Bruxelles, sans que ses participants puissent arrêter une position commune. Il a annoncé que l’Italie allait proposer l’installation de «centres d’accueil et d’identification» au sud de la Libye lors du sommet de l’Union européenne jeudi à Bruxelles. Dès son retour à Rome, il a confirmé que le navire humanitaire Lifeline et les 234 migrants se trouvant à son bord ne seraient pas autorisés à accoster en Italie

Tout d’abord, Matteo Salvini utilise cette opportunité pour continuer à faire sa propagande de ministre hyper musclé et hyper connecté. Depuis son départ de Rome lundi matin, Matteo Salvini écrit régulièrement sur son compte Twitter.

« Mission en Libye, c’est parti ! », dit un premier message, accompagné d’un selfie à bord de l’avion militaire emprunté pour se rendre à Tripoli. Trois heures plus tard, nouveau tweet : « J’ai rencontré mon homologue libyen Abdulsalam Ashour ! Je vais faire tout pour ressouder l’amitié entre nos deux pays. Je vous tiens au courant ».

Concernant le dossier des migrations, les projets du ministre de l’Intérieur sont de nouer de nouveaux accords financiers, notamment pour bloquer les départs de migrants des côtes libyennes. Cela se ferait en partie avec l’installation de « hotspots » au sud de la Libye, mais aussi en mettant fin aux opérations des ONG qu’il accuse d’aider les trafiquants d’êtres humains, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

Au cours d’une conférence de presse à Tripoli, Matteo Salvini a confirmé ses propos, assurant que l’Italie est prête à renforcer ultérieurement les équipements des garde-côtes libyens. Cela pour qu’ils ramènent en Libye tous les migrants qui tenteront de rejoindre les côtes italiennes.

A son retour à Rome, Matteo Salvini égratigne une nouvelle fois la France

De retour à Romeo, Matteo Salvini a confirmé sa ligne dure. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que le navire humanitaire Lifeline qui se trouve actuellement en Méditerranée avec 234 migrants à bord ne serait pas autorisé à accoster en Italie.

Le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a déclaré lundi que si le Premier ministre hongrois Viktor Orban est « méchant » parce qu’il refuse d’accueillir des réfugiés, le président français Emmanuel Macron est « 15 fois plus méchant ».

« On me dit que Orban, qui pour de nombreux médias est l’ennemi numéro un, ne remplit pas ses obligations de relocalisation pour 300 personnes, c’est-à-dire que l’Italie aurait dû relocaliser en Hongrie 300 personnes. Mais la France du bon Macron, elle, ne remplit pas ses obligations à hauteur de 9.000 personnes. Donc si Orban est méchant, Macron est 15 fois plus méchant », a-t-il lancé.

« Quand l’UE aura montré sa volonté de protéger les frontières extérieures par des moyens concrets, on pourra penser aux relocalisations internes dans l’UE », a déclaré Matteo Salvini.

« Que Macron et Merkel soient cohérents et démontrent que l’Europe a un sens », a-t-il ajouté, réaffirmant l’opposition de l’Italie à l’implantation des centre d’accueil des migrants sur le sol italien.

La France et l’Espagne avaient proposé lors du mini-sommet de Bruxelles samedi des « centres fermés » sur les côtes européennes, principalement en Italie, pour gérer les migrants arrivant depuis la mer Méditerranée.

RFI

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