63 personnes maintenues dans les liens de la détention aux lendemains des violences post-électorales, ont recouvré leurs libertés le vendredi 8 novembre 2019. Cela, après la promulgation de la loi sur l’amnistie par le chef de l’État, Patrice Talon.

En application de la loi sur l’amnistie adoptée le 31 octobre 2019 par l’Assemblée nationale et promulguée par le chef de l’État mercredi 7 novembre 2019, Mario METONOU, procureur de la République, a autorisé la mise en liberté immédiate des 63 personnes impliquées dans les violences post-électorales d’avril, mai et juin 2019 au Bénin.

 L’une des recommandations du dialogue politique initié par le président Talon, la loi d’amnistie entre dans le cadre du retour à la paix et du maintien de la cohésion nationale. L’avant-projet de cette loi a été examiné en procédure d’urgence par les députés au cours de la session budgétaire avant d’être promulguée par le chef de l’État.

 La remise en liberté des personnes impliquées dans les violences post-électorales est la preuve que Patrice Talon tient effectivement à dégeler la crise politique.

Obnubilé par la paix, il a, à la suite de la promulgation de la loi sur l’amnistie, lancé un appel à Yayi Boni. Dans une interview accordée à Radio France internationale et à France 24, le président Talon a réitéré son appel à son prédécesseur afin qu’il rentre. « Je souhaite que Yayi Boni rentre au pays », a-t-il laissé entendre.

Odi I. Aïtchédji (LE MATINAL)

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