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La ministre allemande de la Défense, désignée le 2 juillet par les chefs d’États et de gouvernements de l’Union européenne pour prendre la succession de Jean-Claude-Juncker à la présidence de la Commission, a passé son grand oral ce mercredi 10 juillet au Parlement. Les députés européens doivent en effet décider de donner ou non leur aval à la nomination des 28 capitales, et pour Ursula Von der Leyen rien n’est acquis d’avance.

Après les conservateurs du Parti populaire européen, sa propre famille politique, Ursula Von der Leyen a rencontré ce mercredi les trois autres groupes les plus nombreux du Parlement : sociaux-démocrates, centristes et verts. La ministre allemande de la Défense a besoin d’un large soutien de ces trois groupes pour espérer une majorité, car elle n’a pas la certitude d’obtenir la totalité des votes du PPE.

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Beaucoup de députés regrettent par exemple que les gouvernements n’aient pas désigné un des candidats têtes de liste des élections. Ursula von der Leyen doit donc donner des gages sur son engagement pour l’Union.

« Je suis ici au Parlement européen au cœur de la démocratie européenne et moi je suis une Européenne de cœur et de conviction », a-t-elle déclaré.

Ursula von der Leyen a fait part de ses ambitions en matière de climat, de gestion des migrations, d’une Europe plus sociale et même d’un assouplissement de la date du Brexit.

Ursula von der Leyen, s’est dite mercredi prête a accorder plus de temps au Royaume-Uni pour sa sortie de l’UE. « Si le Royaume-Uni a besoin de plus de temps, je suis d’accord pour lui accorder plus de temps. Un Brexit sans accord serait catastrophique », a-t-elle déclaré en réponse à une élue britannique au cours de son audition devant le groupe des Verts.

Les Verts pas convaincus, les centristes divisés…

Parmi les députés qui ont procédé ce mercredi à son audition, un nombre certain se déclare peu convaincu. Les Verts envisagent de voter contre elle, les centristes semblent divisés et les sociaux-démocrates réservent leur opinion jusqu’à la semaine prochaine.

Dans l’incertitude, un report du vote de la semaine prochaine à Strasbourg reste possible, un scénario qui ne serait pas totalement sans précédent puisque par exemple en 2004, José-Manuel Barroso, désigné fin juin, n’avait pu prendre ses fonctions qu’en novembre.

Monde/ Union européenne

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