Le président de l’Assemblée nationale Louis G. Vlavonou est rentré ce mardi 09 juillet 2019 après avoir conduit une délégation béninoise pour prendre part à Moscou à un sommet sur les relations parlementaires entre l’Afrique et la Russie puis une autre à Abidjan dans le cadre de la 44ème session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. Il s’agit en effet de deux rencontres importantes pour l’intégration de la huitième législature d’une part et le renforcement des liens de coopération entre le parlement béninois et les parlements de la sous-région et du monde, d’autre part.

Mais que peut-on retenir concrètement de ces deux toutes premières sorties du Président Louis G. Vlavonou à l’international ? La réponse dans cet extrait de son intervention à sa descente d’avion mardi soir à l’aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Morceaux choisis…

<< Nous revenons effectivement d’Abidjan après avoir été à Moscou. A Moscou, nous avons été invités par le président du Parlement Russe pour discuter de la diplomatie parlementaire et des relations parlementaires Afrique-Russie. Nous avons eu droit à une communication portant sur la nouvelle dimension de la Russie aujourd’hui par rapport à sa place au niveau de la géopolitique. La Russie qui a manqué de s’impliquer dans les relations parlementaires en général et au Bénin en particulier pense reprendre sa place dans le concert des nations au niveau de la diplomatie parlementaire. A Moscou, nous avons eu des entretiens dans un premier temps avec le Vice-président de la Duma, le conseil fédéral. Vous savez que la Fédération de la Russie comprend des Etats, des régions autonomes et autres entités. Cette fédération a un Parlement fédéral. Nous avons rencontré son vice-président. Et ensuite au niveau de la Russie même, nous avons aussi rencontré la vice-présidente avec qui nous avons beaucoup discuté. Nous avons pu obtenir des promesses fermes d’octroi de soixante (60) bourses pour les étudiants béninois qui seront matérialisées par le ministère des affaires étrangères. Nous avons pu avoir la promesse ferme de former nos agents des forces de sécurité compte tenu de tout ce qui se passe aujourd’hui par rapport au terrorisme et par rapport à l’insécurité. Nous avons eu à faire une communication là-bas qui a porté sur tous les domaines. J’avoue que nous avons effectué une mission bien remplie >>.
45ème session de l’APF à Abidjan.

<< À la fin de notre séjour à Moscou, nous sommes venus à Abidjan, où faisant montre d’une diplomatie offensive, nous avons participé à la 45ème session annuelle de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. A ce niveau, il y a eu des réunions de commissions, des réunions des femmes et enfin il y a eu la session plénière. A ce niveau, nous avons pu obtenir un poste de chargé de mission et nous avons pu avoir aussi un poste de vice-président de commission. Il faut dire qu’il y a environ 88 sessions qui se sont retrouvées à Abidjan. Si le Bénin a pu décrocher ces postes, cela signifie que notre pays a bel et bien sa place au sein de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. Nous avons eu aussi à présenter une communication sur la situation politique au Bénin. Cette communication a d’ailleurs été ovationnée parce que les parlementaires francophones n’avaient pas ce son de cloche. Nous avons réclamé à travers un de nos collègues en l’occurrence l’honorable Eustache Akpovi qui a participé à la commission politique, notre droit au principe de contradictoire.
En effet, nous rentrons des deux missions satisfaits parce que nous avons pu éclairer l’Assemblée parlementaire de la francophonie qui enverra d’ailleurs une mission au Bénin dans les tous prochains jours >>.
Propos recueillis pour L’inter-express par Florent Fidèle Ahotondji.

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