Le Front d’action des syndicats de l’éducation observe à compter de demain, mardi 30 avril une grève de 72 heures. Pour ces acteurs, le partenaire qu’est le gouvernement manifeste un désintérêt remarquable par rapport à leur situation. 

Dans la motion signée par le collectif des syndicats de la maternelle, du primaire et du secondaire, quatre  exigences confortent  leur décision de fermer les salles de classe à partir de demain. Il s’agit de l’application sans délai des décrets n° 2015-592 et n° 2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants, l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire. Ces enseignants posent également comme conditions essentielles au dégel de la paralysie,  la régularisation de la situation administrative et financière  des différentes catégories  d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, le règlement des problèmes de formation et l’achèvement des reversements des Ace en Ape, la signature du nouvel arrêté portant modalités de recrutement et d’emploi des enseignants vacataires, le relèvement du taux horaire de ces enseignants et le transfert des cotisations des Ace de la Cnss au Fnrb. Autant de points  qu’ils metent sur la table pour soutenir leur décision de paralyser l’enseignement à partir de demain. La grève, annoncent-ils, sera par tacite reconduction jusqu’à satisfaction totale des points inscrits dans la motion de revendication.

HA / Actubenin