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            Les députés ont approuvé, ce jeudi 8 août, le budget de leur institution au titre de l’exercice 2020 estimé à la somme de 13 928 749 880 F Cfa. Ils saluent tous la qualité de ce budget qui serait austère et responsable.    

            Le budget de l’Assemblée nationale exercice 2020 est désormais connu. Il est d’un montant de 13 928 749 880 F Cfa contre 15 751 989 000 FCfa en 2019 et 14 056 442 592 F Cfa en 2018.

            Les prévisions budgétaires comprennent les dépenses réparties prenant en compte celles du personnel et les achats de biens et services pour un montant de 10, 040 milliards FCfa, les dépenses non réparties et celles des biens et équipements socio-administratifs.

Les grandes masses du budget ont été présentées par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, appuyé des 1er et 2e questeurs du Parlement à savoir respectivement Boniface Yèhouétomè et André Okounlola. Cette baisse des prévisions budgétaires par rapport surtout à l’année 2019 s’explique par la suppression des dépenses exceptionnelles liées à la fin de la 7e législature notamment le sevrage des députés non réélus, celui du personnel contractuel sortant des membres de la conférence des présidents et des responsables politico-administratifs; le renouvellement du véhicule des membres de la conférence des présidents, la prime d’installation des députés de la 8e législature et autres, a expliqué le président de l’Assemblée nationale.

             Ce montant de 13 928 749 880 F Cfa a été arrêté après amendements du projet de budget initialement proposé par le bureau du Parlement. Lequel est de 13 894 749 880 F Cfa. Un premier amendement vient des députés Augustin Ahouanvoèbla et Adam Bagoudou qui ont plaidé pour la dotation d’un montant de 30 millions F Cfa pour le fonctionnement et la dynamisation de la Cellule d’analyse des politiques de l’Assemblée nationale (Capan). Le second a été initié par le député Gibert Bagana qui a suggéré qu’une prime spécifique soit accordée à tous les assistants des commissions permanentes évaluées. L’incidence financière s’élève à 5,4 millions F Cfa.

            Les deux amendements ont été jugés pertinents et pris en compte par les deux questeurs. Les 35,4 millions FCfa ont porté le projet de budget initial à la somme de 13  928 749 880 F Cfa adopté par l’unanimité des députés.

Avant ce vote, les députés ont félicité le président de l’Assemblée nationale et les deux questeurs pour la qualité du document élaboré. Le député Bio Sina Gounou salue surtout ce budget qui sauvegarde tous les avantages des députés ainsi que ceux des travailleurs de l’Assemblée nationale, qu’ils soient civils ou militaires. Il sera appuyé par son collègue Gildas Agonkan qui trouve le budget cohérent, rigoureux et responsable.

Des soucis pour Houngbédji ?

Le député de l’Union progressiste (Up) de la 23e circonscription électorale se dit davantage sidéré par le document présenté d’autant qu’il vient mettre fin à certaines intoxications faisant état de ce que les députés de la 8e législature s’offrent des indemnités mirobolantes ou dilapident les ressources de l’Etat en accordant même de salaire  à leurs suppléants.

             Il n’en est absolument rien, martèle le député qui plaide pour l’informatisation de la gestion administrative et financière de l’Assemblée nationale avec un logiciel précis, afin d’éviter à l’institution les dettes énormes qu’elle traine aujourd’hui.

            Parlant de dette, le député Augustin Ahouanvoèbla invite ses collègues députés à serrer les ceintures. Cela permettra au Parlement de parvenir à apurer les ardoises incroyables laissées par la législature passée et qui concernent les avantages et autres primes des députés et du personnel parlementaire, mais aussi des prestataires qui s’élèvent à plus de quatre milliards F Cfa de dettes. Augustin Ahouanvoèbla exige que des mesures soient prises pour que ceux qui ont occasionné ces dettes sous la septième législature puissent s’expliquer et en répondre s’il y a lieu.

            Abdoulaye Gounou s’est voulu plus amer et grave. Il propose qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise sur pied pour contrôler la gestion de la septième législature et crever l’abcès, voir ce qui a conduit aux difficultés financières de
l’Assemblée nationale depuis juin 2018 jusqu’à ce jour, alors que, dans le même temps, le gouvernement libère à temps au Parlement toutes les dotations prévues.  « Il faut que l’Assemblée nationale qui contrôle la gestion des autres puisse donner aussi le bon exemple », insiste Abdoulaye Gounou. Celui-ci dénonce la gestion des fonds publics sous la septième législature présidée par Me Adrien Houngbédji et qui a fini son mandat le 15 mai dernier.

            Les deux questeurs de l’Assemblée nationale rassurent leurs collègues de ce que toutes les dettes relatives aux primes et autres avantages dus aux députés ou aux travailleurs civils et militaires hérités par la huitième législature, seront apurées avant la fin de l’année 2019.

Mais les autres ardoises concernant les dettes des prestataires de services tels que la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), la Société nationale des eaux du
Bénin (Soneb), les Impôts et autres ne pourront pas être prises en compte maintenant. Ils appellent ces créanciers à la patience ; le temps pour le Parlement de prendre langue avec le gouvernement pour voir comment ces dettes pourront être réglées.

Il faut souligner que le budget de l’Assemblée nationale exercice 2020 adopté ce jeudi, sera ensuite transmis au ministre de l’Économie et des Finances pour être incorporé au projet de loi de finances de l’État gestion 2020 avant son adoption par le Conseil des ministres et sa transmission au Parlement pour examen et vote.

Florentin Tchaou installé

Florentin Tchaou, suppléant du député démissionnaire, Me Abraham Zinzindohoué, siège désormais à l’Assemblée nationale. Il a été officiellement installé dans ses fonctions par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, en marge de la séance plénière de ce jeudi 8 août au Parlement. Florentin Tchaou a pris siège en lieu et place de Me Abraham Zinzindohoué pour poursuivre le mandat de ce dernier qui a démissionné du Parlement, lundi 6 août dernier, afin de mieux se concentrer, dit-il, sur ses attributions au niveau du Parti de l’Union progressiste.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

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