Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche et son homologue en charge du Commerce se sont rendus sur des sites de production agricole, et dans une unité de production de jus de cajou dans des Communes de la Donga. Les ministres Gaston Dossouhoui et Serge Ahissou ont été impressionnés par les initiatives personnelles que prennent les producteurs.

Ouaké, Djougou, Birni, Daringa. Ces localités ont reçu la visite des ministres de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche et du Commerce les 15 et 16 mars 2018. Juste après la cérémonie de lancement de la campagne de commercialisation des noix de cajou à Djougou, Gaston Dossouhoui et Serge Ahissou se sont rendus sur la pépinière de Soulé Tchao à Ouaké. Selon Inoussa Séro Chabi, collaborateur du Directeur des programmes de l’Agence territoriale de développement agricole 4 (Atda 4), le promoteur de cette pépinière est à une production de 16000 plants pour une prévision de 24000. «Il a une grande expérience dans le domaine dans lequel il exerce depuis 1984. Depuis 2011, il a commencé la production des plants greffés ou non», expliquera Inoussa Séro Chabi à la délégation des ministres. «J’ai commencé par produire les essences forestières. Après, j’ai produit des manguiers. Cela m’a permis d’aller me perfectionner au Sénégal.

Au retour, j’ai commencé le greffage d’anacardiers. Je suis parmi les meilleurs. J’ai au moins 96% de réussite. J’ai une société de semences de plants de dix personnes. Nous formons régulièrement de jeunes qui, après, se mettent à leurs comptes ou aident à former d’autres», a expliqué M. Soulé Tchao à Ouaké, promoteur de la pépinière. En réponse, le ministre Dossouhoui a précisé que l’Etat peut garantir le remboursement de 200 FCfa au promoteur et permettre aux producteurs d’acheter le plant à 300 FCfa pour un prix d’achat de 500 FCfa. «Ce serait une subvention directe au promoteur pour l’aider à développer sa pépinière et permettre aussi aux producteurs d’avoir des semences de qualité», a souligné le ministre de l’agriculture.


Du jus et alcool de pomme d’anacarde

La promotricede production de jus de cajou à Djougou, Thérèse Orou Ali, a expliqué aux ministres que cela fait environ quatre ans qu’elle a installé cette unité de production après sa formation au Lycée agricole de Sékou. «Nous produisons actuellement 40.000 bouteilles par an. Cette année, notre objectif est de produire 50.000 bouteilles. Nous employons 18 personnes et travaillons avec 504 femmes sur le plan régional», a-t-elle expliqué. Sa préoccupation majeure, est que l’Etat l’aide à valoriser le jus de pomme de cajou. En sa qualité de ministre en charge du commerce, Serge Ahissou a salué l’initiative et trouve normal que les structures organisées l’aident à développer l’unité de production et faire connaître ce label «Sweet Bénin» partout ailleurs. De l’alcool de cajou, il en existe aussi. L’expérimentation se fait actuellement à la ferme agro-pastorale Cenadis de Birni. Selon Christian Gandaho, de qui l’initiative est partie, l’alcool est obtenu à partir du jus de pomme de cajou.

Une grande ferme à Birni

Le lendemain, vendredi 16 mars 2018, après une séance de travail du ministre Dossouhoui avec ses cadres des départements du Borgou, Alibori, Donga et Atacora, la ferme agro-pastorale Cenadis de Birni a reçu la visite des deux ministres et leurs délégations. La ferme, selon Christian Gandaho, agronome, Directeur technique du site, est créée en 2007 à MakrouOuirou dans l’arrondissement de Birni, commune de Kouandé, département de l’Atacora. L’activité principale de la ferme est la production d’anacarde sur une superficie de 700 ha sur un ensemble d’au moins 1000 ha. A côté, il y est produit du maïs, du soja, et de l’arachide. Le site abrite également une centaine de bétails, environ 250 têtes de Djallonkéet une petite unité de transformation du jus de pomme de cajou en alcool. 25 permanents et 150 à 300 occasionnels mensuels travaillent dans la ferme. Les deux ministres ont tenu une séance de travail avec le personnel permanent en présence du promoteur de la ferme. Dernière étape de la journée et de la mission, le magasin de stockage d’une capacité de 100 tonnes d’anacarde à Daringa, localité située entre Djougou et Parakou. Les deux ministres sont allés constater le stock actuel et échangé avec les responsables dudit magasin.

JPM/Actubenin

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