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Au vu des premiers résultats de ce contrôle, la moisson promet d’être abondante. Un magistrat, de surcroit président du tribunal de paix dans la capitale, est aux arrêts depuis quelques jours. Il est poursuivi pour faux et usage de faux.

On apprend de source judiciaire que Bernard Doho Pamata « avait été recruté avec des documents trafiqués ». Et il ne serait pas le seul dans ce cas. A en croire le ministre de la Justice, sur environ 500 dossiers administratifs déjà examinés dans la seule ville de Kinshasa en ce début de contrôle, il y en a des dizaines qui posent problème.

La commission d’enquête instituée à cet effet compulse tous les dossiers douteux. Ses membres, dont certains sont issus des syndicats des magistrats, font des descentes dans les institutions de formation pour authentifier les titres académiques. La régularité des recrutements dans la magistrature est aussi examinée. Bondés tout au début du contrôle, les couloirs du bâtiment où siège la commission se sont vidés. Et certains magistrats ont automatiquement déserté leurs postes. D’autres ont préféré tout simplement disparaître de la circulation.

Cela fait plusieurs années que la justice est décriée en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, on s’interroge sur la valeur réelle des jugements rendus par ces faussaires.

RFI

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