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Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci, a fait le point de la participation du Bénin à la 56ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’était le mardi 24 décembre 2019, à Cotonou.

Le chef de l’Etat, Patrice Talon, a participé, le samedi 21 décembre 2019, à la 56ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao. A cette occasion, il a échangé avec ses pairs sur la situation sociopolitique au Bénin, notamment la démarche inclusive ayant abouti au dialogue politique et ses conclusions.

La Conférence a félicité le président Talon pour le dialogue politique et a exprimé sa satisfaction pour le consensus obtenu et la mise en œuvre des recommandations issues de ces assises. Pour Aurélien Agbénonci, le Bénin n’a jamais été condamné à la Cedeao. Selon ses dires, la Conférence a exhorté le président Talon à poursuivre le dialogue pour consolider la paix.

A entendre le ministre des Affaires étrangères, la Conférence a noté une amélioration de la situation économique au Bénin. « Le Bénin a été cité parmi les pays qui feront une croissance de plus de 6% parmi les pays qui ont assaini leurs finances publiques. « Cela montre que la gouvernance sous Patrice Talon porte ses fruits », a précisé le ministre des Affaires étrangères et de la coopération.

Le sommet a été précédé de plusieurs réunions statutaires dont celle du Conseil des médiations et de la sécurité qui a eu lieu en décembre 2019 et la 25ème session extraordinaire du Conseil des ministres de la Commission de la Cedeao. Cette session extraordinaire a relevé l’amélioration de la gestion, mais aussi l’existence de cas de malversation. Le Bénin fait partie des pays qui ont soutenu la nécessité d’appliquer des sanctions aux responsables pour la restitution des biens de la communauté.

A l’occasion de cette rencontre, les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté le plan d’action 2020-2024 en matière de sécurité. D’un budget d’environ deux milliards trois cents millions de dollars, ce plan d’actions vise à lutter contre le terrorisme dans la sous-région. Ils ont également examiné la question du terrorisme dans le Sahel. A cet effet, la Conférence a lancé un appel à l’Organisation des Nations Unies et au Conseil de sécurité de l’Onu.

Les chefs d’Etat ont également abordé la question de la libre circulation des personnes et des biens. Ils ont invité les Etats membres au respect du protocole de libre circulation et les pays qui ne sont pas à jour à se mettre au pas. Figurant parmi les quatre pays en règle, le Bénin a été salué pour les mesures prises dans le sens du respect des normes de libre circulation. La question de la fermeture des frontières nigérianes n’a pas été occultée.

Plusieurs pays dont le Ghana et le Niger, tout aussi affectés que le Bénin, ont réagi sur la question. La Conférence a alors invité au respect du protocole de libre circulation. Le rapport des mécanismes de sécurité mis en place par les pays voisins sera transmis pour que le Nigeria offre une réponse à la situation. Concernant la monnaie unique, l’Eco qui était également au cœur des préoccupations à ce sommet, il faut souligner que le symbole de la monnaie a été adopté et la dénomination de la banque est «La Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest».

Odi I. Aïtchédji (LE MATINAL)

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